Adieu Jacques Charvet

Ses proches pourront en témoigner : face à des aléas de santé qui, depuis quelques années, le soumettaient à un suivi médical strict et exigent, Jacques Charvet avait opposé une éclatante superbe. Ces contrariétés n’avaient aucune prise sur sa vitalité et sa vivacité, restées totalement intactes, au grand bonheur de ceux qui n’ont connu qu’un seul et immuable Jacques Charvet – un seul et immuable « Jackson », pour ceux qui ne l’ont connu que sous ce sobriquet…


De ses plus jeunes années jusqu’à ce foudroyant AVC qui l’a fauché le 9 juin dernier, Jacques Charvet sera demeuré un homme de chaleureuse convivialité et de fidèle camaraderie, vertus aussi bien honorées dans les heures de lumière que dans celles d’ombre.


De fait, ces deux qualités participent stricto sensu à l’« esprit Gentleman », selon les statuts du Club, où il était entré en 1963, parrainé par Georges Ducrot et Roger Collombel, après l’obtention d’une première licence en 1961, étayée des lettres de recommandation de Roland Fougedoire et Jean Souilhé.


Sa relation à autrui, spontanée et lui ayant valu tant d’amis, notamment dans le microcosme des courses – et plus précisément celui de Maisons-Laffitte, que ce soit dans le cercle des propriétaires, des entraîneurs ou des jockeys -, en a fait le témoin privilégié de multiples péripéties, souvent « off », comme on dit maintenant, qui servaient ses talents de croustillant conteur.


Il a eu notamment sa place dans l’épopée du légendaire steeple-chaser d’Auteuil Al Capone II, en écho à ses partenariats avec Robert Fougedoire sous les couleurs duquel s’est produit le septuple vainqueur du Prix La Haye Jousselin.


Lié à de nombreuses personnalités qui ont participé aux grandes heures hippiques de Maisons-Laffitte et avec lesquelles il demeurait invariablement « de connivence » - citons la grande famille Pelat - , Jacques Charvet avait parallèlement assumé des responsabilités dans les instances locales du tennis et trouvait dans le golf un autre terrain d’expression de ses valeurs sportives, après une carrière professionnelle de commercial bien remplie.


Ces derniers temps, ce sont les vétérans du Club, rassemblés au sein de la section « Les Fines Cravaches » à l’occasion de leurs régulières réunions, qui auront pu savourer l’esprit de Jacques Charvet et en apprécier la singularité, servie par une précieuse mémoire et par un subtil art de la facétie.


Personnalité attachante et attachée aux bons côtés de la vie, Jacques Charvet a viscéralement aimé les courses et leur milieu. La réciproque lui était tout aussi acquise, notamment de la part du Club et de ses membres, qui s’inclinent aujourd’hui face à son souvenir et face à la douleur de son épouse.


Ses obsèques seront célébrées mercredi 15 juin ; à 14h30 en l’église Saint-Vincent au Mesnil-le-Roi (78600).



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